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 Dates à retenir
20/03/2010
le 20 mars 2010 à 20h30 : concert de piano.
21/03/2010
le 21 mars 2010 à 17h : concert de musics de films
28/03/2010
le 28 mars à 15h : concert pour Haïti.


Le Village > Abbaye de Saint-Fuscien-au-bois

L'abbaye de Saint-Fuscien

Ce fut, croit-on, le roi Chilpéric 1er qui fonda, à l'endroit du martyre de Saint Fuscien et Saint Victoric, une abbaye qui prit le nom de Saint-Fuscien-au-bois.
Elle eut Saint Evrols pour premier abbé.

 
 


 
Ce monastère primitif fut, au XIIe siècle, dévasté par les normands. Après être restée ensevelie sous ses ruines pendant deux siècles, l'abbaye de Saint-Fuscien-au-bois fut restaurée, en 1105, par Enguerrand de Boves, comte d'Amiens, dit Mabillon.

Les religieux de Saint-Fuscien appartenaient à l'ordre de Saint Benoît. Ils élisaient leur abbé et le présentaient ensuite à la consécration de l'évêque d'Amiens, auquel il était soumis. L'élection par les moines cessa au 16e siècle. C'est au XIIIe siècle que fut construite la belle église, elle avait 90 pieds de long (27.58m) et 72 pieds (21.95m) de l'extrémité de la croisée de l'Evangile à celle de l'Epître.

L'abbaye de Saint-Fuscien cessa, en 1533, d'avoir des abbés réguliers. Son premier abbé commanditaire fut Jean Le Veneur, Cardinal, Evêque de Lisieux, Grand-Aumônier de France.
Plusieurs de nos rois visitèrent l'abbaye de Saint-Fuscien.

François 1er y descendit en 1545, et Henri IV en 1594. C'était même la coutume des souverains de s'y arrêter avant de faire leur entrée dans Amiens.

Vendus comme propriété nationale, l'abbaye et le logis abbatial passèrent aux mains de divers popriétaires. Ils y opérèrent des démolitions et des modifications considérables. M. Lardeur de Latteignant fit acquisition, en 1825, de ce qui restait de l'ancien monastère, pour en faire le berceau de la congrégation des Frères de Saint Joseph.
 

Fondation de l'abbaye de Saint-Fuscien : VI et XII siècles

 
On éleva plus tard le village de Saint-Fuscien au lieu même des martyres des saints Fuscien et Victoric.

Saint Evrols fut choisi pour abbé du monastère de Saint-Fuscien par la reine Frédégonde, qui en fut la fondatrice. Saint Evrols était à la tête de cette abbaye.

On ne connait pas les noms des abbés qui lui succédèrent, cette abbaye aurait été dévastée par les normands en 860 et 965, époque à laquelle elle restera détruite jusqu'à Enguerrand de Boves.
Odolric, premier abbé du nouveau monastère, dont le nom est cité en 1105 dans la charte de fondation de Saint Geoffroy. Les bénédictins supposent qu'il venait de l'abbaye de Corbie.
A l'époque de l'abbé Foulques (septième abbé) le pape Grégoire IX est venu visité l'abbaye de Saint-Fuscien-au-bois.

Le 24 janvier 1473 Louis XI amortit les biens que l'abbaye avait dans la ville en dédommagement des pertes causées par les Bourguignons qui avaient brûlé le monastère durant le conflit qui les opposaient depuis 1471.

Jean de Bursa fut le dernier abbé régulier de Saint-Fuscien. Après sa mort, l'abbaye fut mise en commende.

Jusqu'à la révolution, il y eu 41 abbés depuis Odolric. N. d'Aligre fut le dernier.

Quels étaient les biens du monastère ?

Les revenus provenaient :

- du revenu du monastère au village et territoire de Sains.
- de la dixme d'Amelly, au Petit Cagny, au territoire de Sains.
- de la maison d'Amiens, dite du petit Saint-Fuscien, appartenant à M. l'abbé et aux religieux de l'abbaye.
- des censives dues à Boves.
- du supplément et chauffage que donne M. l'abbé aux religieux.
- de la dixme d'Ailly-suy-Noye.
- de la rente foncière due au monastère de Saint-Fuscien par l'abbaye de Saint-Pierre de Corbie, à cause de la ferme de Beauvoir appartenant à la-dite abbaye.

- de la rente foncière sur le prieuré de Saint-Antoine de Conty.
- des censives, dixmes et champart sur les villages et territoires de Cottenchy, Dommartin et Golencourt.
- de la dixme de Flers de Essertaux.
- des terres, censives et dixmes de Fresnoy- en-Santerre ou en Cauchie.
- de la redevance de Saint-Fuscien à Harbonnières.
- de la dixme de Locourt.
- de la dixme de Dancourt.
- du fief d'Arli sur le terroir de Rumigny, de la dixme et du champart au-dit terroir, appartenant au monastère de Saint-Fuscien.
- de la dixme et des terres de Villers-bocage.
- du clos des vignes, des terres dites Petit Marché de Saint-Fuscien.
- petit couvent de Saint-Fuscien.
- des cires dues à la trésorerie de Saint-Fuscien.



Description du monastère à l'époque de sa suppression

 

Il ne reste maintenant qu'une très faible partie des bâtiments conventuels de Saint -Fuscien, le vandalisme les a presque tous renversés, il y a environ un demi-siècle et n'a même pas laissé subsister la vieille église tant de fois séculaire.

L'église construite au XIII siécle est bâtie en croix ; du milieu de la croisée s'élève la tour carrée du clocher, elle était couverte en ardoises, ainsi que les deux parties de la croisée et la nef , le sommet de la nef était garni d'une galerie surmontée d'une croix. On peut lire sur le portail de l'église : c'est ici le lieu du martyre de Saint Fuscien et de ses compagnons.

Du portail au fond du sanctuaire, il y a 90 pieds et demi de long (27,60 m), et de l'extrémité de la croisée de l'évangile à celle de l'épître 72 pieds (21,95 m). La nef est peu élevée, elle a 35 pieds de haut (10,70 m) et 35 pieds et demi de longueur (10,80 m) du portail à la grille de fer qui la sépare du reste de la croisée. Le choeur est éclairé par des vitraux gothiques.

Derrière l'abbaye, un beau jardin s'étendait et était suivi au nord par un vaste plan de pommiers.
Saint-Fuscien n'est plus maintenant qu'un simple village, et non plus l'un des plus peuplés du canton de Sains (à 7 km au sud d'Amiens). Son histoire depuis un demi siècleest peu intéressante.

Lors de la division de la France en départements, arrondissements et cantons, notre commune, avec le Petit Cagny, hameau d'une vingtaine de maisons, fit partie du canton de Boves, troisième district d'Amiens.

A peu près à mi-chemin d'Amiens, il y a une côte assez élevée appelée dans le pays "la Mont-Joie". L'origine de ce nom peut provenir du fait que les pèlerins faisaient des monceaux de pierres sur lesquels ils plantaient des croix aussitôt qu'ils apercevaient le but de leur pèlerinage et qu'on nommait mon joie. On jouit du haut de la Mont-joie d'une vue magnifique, qui s'étend sur toute la ville d'Amiens, dont la cathédrale parait occuper le centre.

 


 

 
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